image : des petits enfants à l'école

Des enfants à l'école

Le déconfinement à Marseille risque d’être perturbé au niveau scolaire : l’inquiétude règne autour de la réouverture des écoles.Enseignants et parents d’élèves s’inquiètent.

Pas de concertation après le déconfinement

En effet, l’absence de concertation pour la réouverture des établissement scolaires est sur toutes les lèvres. A tel point que dans la cité phocéenne, le chef de l’opposition a démissionné de la cellule de crise. Même si la mairie de Marseille a adressé un dossier de presse complet et rassurant annonçant que « tout était prêt pour la reprise scolaire, enseignants, et parents d’élèves regrettent l’absence de concertation. Nadia, une mère de famille du 3° arrondissement jointe, hier, par téléphone, nous a informée de son intention. Décidée, elle n’enverra pas sa fille à l’école. Son argument est fondé : « Monsieur Macron nous a promis « De la concertation », dans son allocution. Il souhaitait rassurer les maires, les professeurs, les élèves et leurs parents en leur précisant que chaque décision serait prise en concertation. Ce n’est pas le cas chez nous…

Seul un dossier de presse

La ville a pourtant envoyé lundi un dossier de presse intitulé « Déconfinement : la ville de Marseille prête pour la reprise scolaire ». Y figurent, les différentes mesures prises censées garantir la sécurité des enfants. « La désinfection des cours de récréation et de toutes les écoles », « un marquage au sol pour la distanciation des parents », « thermomètres frontaux et 250.000 masques stockés », « l’aération des salles de classe à chaque récréation par le personnel municipal ainsi que le nettoyage des espaces communs, et les toilettes, trois fois par jour »,  Et, ce dossier précise que : « les élèves seront accueillis deux jours par semaine, lundi et mardi ou jeudi et vendredi », « les horaires d’accueils seront étalés, comme ceux des services de la cantine… dépistage de tous les agents municipaux. «  Cependant, les marseillais sont inquiets. Cette annonce qui a poussé Benoit Payan, chef de l’opposition à la mairie, à « démissionner de la cellule de crise Covid-19 ».

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Pas de concertation

« On s’est quittés jeudi en nous disant qu’on allait avancer ensemble, que la décision serait concertée. L e lundi, je découvre ce dossier de presse. Il y a de quoi être inquiet ». Alors, pour beaucoup de parents d’élèves, certaines écoles sont prêtes. Mais, d’autres ne sont pas opérationnelles. Personne n’a été consulté, ni les syndicats d’enseignants, ni les associations de parents d’élèves. Nadia, soulève, alors, l’incertitude liée au personnel municipal. Selon elle, une importante partie de la stratégie de déconfinement repose sur leurs compétences. Elle fait référence aux nombres d’élèves par classe. Quant au dépistage des agents, quatre cents tests quotidiens ont été réalisés depuis une semaine. Marseille recense douze mille agents.

Pas de retour à l’école

« Je ne suis pas obligée de les croire sur parole » ajoute Nadia. Aucune commune de France n’agit ainsi. D’autres parents d’élèves s’inquiètent aussi, au regard de la charge qui pèsera sur les agents municipaux. Ils devront désinfecter à longueur de journée. Ont t’ils accepté de le faire ? Personne ne le sait. Mais, Nadia, n’est pas la seule à refuser de voir revenir sa fille dans les locaux scolaires. Un sondage réalisé sur le site, MPE 13 annonce que 60 à 65 % des parents ne s’y résigneront pas dans le département des Bouches-du-Rhône. Et, les enseignants alerteront t’ils en cas de dysfonctionnements ?

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Question politique

Enfin, le ministre de l’Education nationale et le Premier ministre ont été précis sur le sujet : « Si les mesures ne sont pas appliquées, l’école n’ouvre pas ». Mais aucun syndicat, à Marseille, n’a été consulté, par la mairie. « C’est ainsi, ici, poursuit Nadia, inquiète et lasse. Cette habitude. de la non concertation est purement politique. il est temps que nous abordions une autre municipalité, j’ai confiance en Bruno Gilles.. » C’est pourquoi, le déconfinement raviverait les ardeurs de certains proches de Jean-Claude Gaudin pour relancer la bataille électorale. « Hélas, ils ne sont plus en odeur de sainteté parmi leur électorat » conclu Adrien, un marseillais, bien de Marseille…

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