Image : un jeune se pique le bras avec une seringue

A Marseille, le trafic d'héroïne touche beaucoup de jeunes

Depuis le début du confinement, la police constate une petite régression de trafics. Moins de clients, moins de trafics, malgré quelques entorses dans les quartiers Nord.

Quartiers sensibles

Marseille, globalement respecte le confinement. Des opérations de contrôle dans les quartiers nord réputés pour leurs importants plans stups n’ont débouché que sur des verbalisations pour infraction au confinement. Les consignes sanitaires pour lutter contre le Covid 19 sont autant respectées dans ces quartiers dits : « sensibles » que sur l’ensemble de la commune. Et si le trafic de stupéfiants, dont les clients viennent parfois d’autres secteurs, constitue toujours un trouble important il a sensiblement baissé.

Notre reporter sur les lieux du trafic

Surveillance régulière par avion aux frontières et un réseau de caméras de la ville, c’est la nouvelle politique de la police. Elle porte ses fruits. Ainsi, à Marseille, notre reporter à constaté une chute de l’affluence des trafics. « Pourtant, les guetteurs sont toujours là. Ils surveillent minutieusement les abords des cités. Devant les drive, en temps normal, une longue file d’attente témoigne de ce fléau. En ce moment, c’est plus calme, ils se déplacent moins ! » confirme t’il.

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Témoignage d’une habitante

Annie, une habitante des quartiers nord témoigne : « Les patrouilles sont souvent alertées par des riverains tracassés par ces manèges incessants ! » Ainsi, des patrouilles interviennent pour neutraliser les attroupements. Elles sont, aussi, forcées de faire fermer épiceries et snacks de nuit, abondants dans ce secteur. Ils constituent des lieux de rassemblements néfastes. Durant le confinement, le quotidien des quatre arrondissements des quartiers nord s’est progressivement adapté, la solidarité s’y déploie. Mais, les points de deal s’y déplacent. Un bon nombre de jeunes  » pètent les plombs «  et sortent. Les rassemblements, le soir, dans des ruelles, canettes et mégots, témoignent de cette désobéissance collective.

Des groupes de jeunes à pied ou à scooter

A pied ou à scooter, ces groupes de jeunes, dont beaucoup n’ont que l’âge du collège, se retrouvent dans la rue. Les parcs, pourtant clos, leur servent, aussi, de lieux de rendez-vous. Résidants dans des appartements exigus, parfois insalubres, chez leurs parents, ils se retrouvent, tard, dans les halls des immeubles. « Le confinement est plus douloureux pour eux que pour les plus privilégiés des cités mieux fréquentées…» nous dit, Joseph, un autre habitant des lieux. En effet, la somme des inégalités se voient aggravées avec la crise du Covonavirus. Jusqu’à quand ?

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