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Proxénétisme : A Marseille comme partout la même chape de plomb un réseau sud-américain démantelé dans les Bouches-du-Rhône.

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Jusqu’à Rodez…

Il ne se passe pas un mois à Marseille sans que resurgisse un scandale lié au proxénétisme. Encore treize personnes interpellées lundi dernier. Toutes suspectées d’avoir participé à un réseau de prostitution. Des femmes d’Amérique latine et d’Espagne, qui s’y livraient de Martigues, Fos-sur-Mer, Vitrolles, Charleville-Mézières, jusqu’à Rodez.

Politique de l’autruche

Ce phénomène, dont semble toujours s’étonner les pouvoirs publics, n’est pas prêt de s’éteindre. Car, en France, une chape de plomb appuie sur ce dossier. A tel point que la politique de l’autruche, menée, notamment, depuis la fermeture des maisons closes, favorise cette forme d’activités clandestines et non maitrisée. Ce regard incertain des pouvoirs publics détourne le phénomène.

Nouveaux moyens de prélever de l’argent

Ainsi, émergent, régulièrement de nouveaux réseaux. Ceux là même qui louent des appartements par dizaines pour des dizaines de jeunes femmes. Les proxénètes d’aujourd’hui ont trouvé des nouveaux moyens pour tirer au maximum des subsides à leurs victimes. Autrefois, enfermées dans des lieux clos, les pensionnaires se voyaient taxer au quotidien pour payer leur hébergement, leur nourriture, endettées en permanence…

Sur des matelas au sol

En 2021, elle doivent s’acquitter plusieurs dizaines d’Euros par semaine pour louer leur lieu de travail dormant sur des matelas à même le sol. Mais, pour obtenir des revenus supplémentaires, ils taxent chaque service fourni. Ces femmes doivent s’acquitter de vingt euros par client pour… le standard enregistrant les rendez-vous des passes.

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Et ce n’est pas tout !

Il était imposé à ces femmes d’importantes commissions ( déplacements, sécurité, logistique ). Ensuite, ces sommes étaient transférées en Espagne et au Brésil. C’est donc toute une organisation qui a été récemment démantelée, fonctionnant comme une entreprise avec sa propre logistique. Certains s’occupaient de la location des appartements, d’autres assuraient le standard ou transportaient leurs victimes ou leur sécurité. Le commerce fonctionnait via des annonces sur Internet.

Cependant, si la France voulait bien s’intéresser au phénomène de la prostitution en la réorganisant, en prévoyant des maisons ouvertes, un véritable statut social, pour ces femmes, le proxénétisme s’en éloignerait !

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