image : hôpital Timone Marseille

A Marseille, les Gilets jaunes récidivent, cette fois pour l’amélioration des services hospitaliers. Et le confort des malades ! En représentants syndicaux, ils ont défilé, hier, 1° mai 2020, respectant les consignes de distanciation sociale.

 

Un 1° Mai pas comme les autres

Représentants syndicaux soutenus par des militants des droits de l’Homme ont tenus à manifester malgré le confinement, ainsi qu’à Montpellier, dans le calme et en respectant la distanciation sociale. C’est devant l’Institut hospitalo-universitaire (I.H.U.), qu’une quarantaine de personnes environ se sont retrouvées déployant une immense banderole : “ Ni médaille, ni charité : des moyens pour l’hôpital public ”. Les personnels hospitaliers en ont assez de leurs conditions de travail déplorables. Le Covid 19 aura fini d’enfoncer le clou dans cette brèche ouverte depuis trop longtemps.

Du fric pour l’hôpital public

Scandant à bonne distance : “ On veut être dépisté, pas pisté ! ”, ou “ Du fric, pour l’hôpital public ! ”. Sylvie Pillé, enseignante à la retraite, et gilet jaune engagée à déclaré : “ L’idée, ce n’est pas du tout de faire de la provocation en cassant le confinement. On ne fait rien d’illégal. On a tous une attestation, car on vient pour se faire dépister à l’I.H.U. ” Il n’en fallut pas davantage pour la police intervienne après une heure de manifestation. Mais, pas question, pour ces personnels, de laisser passer l’occasion de fêter le 1°Mai, en revendiquant : “ C’est un jour de revendication pour les travailleurs. Depuis le XIXe siècle, il était hors de question de rater ça ”, à ajouté la militante.

 

Voir aussi : https://www.infopremiere.fr/le-franc-parler-de-bruno-le-maire-ne-rassure-pas/

Confinement, pas baillonnement

Quant à Greg Fontaine, un infirmier de l’hôpital, de la Timone, représentant C.G.T., après avoir pris le soin de compléter la case « travail » sur son attestation, il s’est expliqué : “ Confinement ne veut pas dire bâillonnement. Si on nous a imposé ce confinement, nécessaire, c’est parce que l’hôpital est dans un état catastrophique. Contrairement à l’Allemagne où ils n’ont pas eu besoin de mesures aussi fortes. On espère qu’après la crise, les Français, qui nous applaudissent le soir, et on est touché, manifesteront pour l’hôpital public à nos côtés ”.

Lire : https://marseilleopinion.fr/ils-voulaient-vivre-le-confinement-autrement/

VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=b40mmHbkWGA

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